The Future is FeMale

The Future is FeMale

BETC

La question du genre reste sensible en 2017, les controverses liées à cette thématique ne cessant de se multiplier dans le monde entier. Se souciera-t-on un jour moins du genre d'une personne que de son âge, du fait qu'elle soit droitière ou gauchère, ou encore de la couleur de ses cheveux ? Selon les résultats du récent sondage mené par BETC et le groupe Havas auprès de plus de 12 000 adultes, dans 32 pays, ainsi que le rapport « The Future is FeMale » l'accompagnant, la question du sexe des individus pourrait bien perdre en importance à l'avenir.

Cette étude menée dans 32 pays, commandée par le groupe Havas et BETC et réalisée par Market Probe International, a tenté de mesurer où en était l'égalité des sexes à une époque où, dans la plupart des pays du monde, les femmes peuvent faire des choses autrefois réservées aux hommes, comme avoir un travail, décrocher des diplômes d'études secondaires et universitaires, voter, accéder à la propriété et occuper un poste d’élu. 

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Il fut un temps où le mot « féminisme » ne déclenchait pas seulement des haussements de sourcils, mais également des scénarios apocalyptiques. Malgré les indéniables progrès réalisés depuis, les débats sur l’inégalité des sexes font encore rage. Principale découverte de notre étude : en 2017, les gens sont réticents à se déclarer féministes. Comment l’expliquer ? Le féminisme n’est-il aujourd’hui plus pertinent ? Le mot « féministe » appartient au passé et relève aujourd’hui plutôt d’un débat politique. Cependant, dans le même temps on attend des femmes de jouer un rôle plus important : 45% des prosumers et 30% des « mainstream » considèrent qu’elles guideront l’évolution du monde à l’avenir. Et ce futur féminin est souhaitable : 46% des femmes et 34% des hommes pensent que le monde serait meilleur si plus de femmes occupaient les postes de pouvoir. Si nous attendons que les femmes conduisent le changement, pourquoi ne nous déclarons pas féministes ? Dans ce contexte conflictuel, il n’est pas surprenant de voir que le discours sur l’égalité des sexes est aujourd’hui si alambiqué.

1. QUI SE DÉCLARE FÉMINISTE ?

Seulement 31% des femmes et 17% des hommes se déclarent féministes. Notre « aversion » pour le mot féminisme a de nombreuses causes, la plus évidente étant que le sujet du féminisme est devenu très politique. En témoigne l’exemple des Etats-Unis : 64% des Démocrates se déclarent féministes, contre seulement 32% des Républicains. Cela dit, les deux sexes (46% des femmes et 34% des hommes) conviennent plus qu’ils ne nient que le monde fonctionnerait mieux s’il y avait plus de femmes aux postes de pouvoir.

2. DROITS CONTRE POUVOIR

Avoir des droits ne procure pas nécessairement du pouvoir : 56% des femmes et 41% des hommes s’accordent pour dire que les femmes ont aujourd’hui des droits mais manquent de réel pouvoir. Du chemin reste à parcourir en termes d’égalité des sexes et nous sommes conscients de nos lacunes : 66% des prosumers à travers le monde considèrent que trop peu de femmes occupent des postes de direction aujourd’hui. En effet, en 2016, seulement 4,2% des 500 plus grandes entreprises américains sont dirigées par des femmes. Cependant, l’égalité des sexes est également une affaire de perception culturelle. Les pays occidentaux sont plus enclins à penser que nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité des sexes, alors que d’autres, principalement répartis entre l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, considèrent qu’il est moins urgent d’agir sur ce sujet. Donc à qui la faute si l’inégalité des sexes persiste ? C’est dans la plupart des cas la société qui empêche les femmes d’atteindre l’égalité complète. Cependant, pour d’autres pays comme la Russie, la Chine, le Cambodge et l’Inde, on considère que l’inégalité des sexes est due au manque de volonté des femmes de réellement atteindre cette égalité. Néanmoins, les distinctions culturelles semblent disparaître lorsque le pragmatisme entre en jeu : 91% des femmes et 84% des hommes à travers le monde pensent qu’hommes et femmes effectuant le même travail devraient être payés le même montant.

3. LES HOMMES SONT CHASSEURS ET LES FEMMES AFFECTUEUSES

45% des femmes et 42% des hommes à travers le monde s’accordent sur le fait qu’une véritable égalité des sexes n’existera jamais car les sexes ne sont pas égaux. Est-ce dû à une inégalité inhérente ou à un manque de représentation des femmes dans la société qui fait perdurer les inégalités ? Nous avons donné à nos sondés une liste de 25 traits et attributs et leur avons demandé lesquels s’appliquent plus aux hommes, aux femmes, ou aux deux sexes de façon équivalente. Malgré quelques distinctions (notre échantillon mondial considérant que les hommes sont plus mécaniques et les femmes plus tournées vers l’éducation et sensibles), nous avons constaté la plupart du temps un réel chevauchement entre les genres. Par exemple :

o  68% des femmes et 64% des hommes pensent que les deux sexes ont le même niveau d’intelligence

o  63% des femmes et des hommes considèrent que les deux sexes sont autant dignes de confiance

o   61% pensent que les deux sexes sont autant travailleurs

o   63 % des hommes et des femmes pensent que les deux sexes sont aussi dignes de confiance l'un que l'autre.

o   61 % des personnes interrogées pensent que les deux sexes sont aussi travailleurs l'un que l'autre.

o   57 % des personnes interrogées pensent que les deux sexes sont aussi créatifs/innovants l'un que l'autre.

Malgré la disparition de ces distinctions, il est intéressant de noter que les hommes se voient comme de meilleurs patrons/leaders que les femmes (en épousant plus de qualités traditionnellement féminines) alors que les femmes pensent encore se distinguer au niveau émotionnel. Qu’en est-il alors de l’avenir du leadership ? Seront-ce les femmes qui changeront le monde ou les hommes qui adopteront des traits « féminins » ?

4. LES HOMMES NE PLEURENT PAS MAIS LES FEMMES PEUVENT ÊTRE DES MÂLES ALPHA

Les idées traditionnelles et images de la féminité sont remises en question. Une femme a une grande variété de moyens pour exprimer sa féminité, qui n’impliquent pas forcément de porter du maquillage, des robes et des talons. En réalité, seulement 12% des femmes et 17% des hommes à travers le monde considèrent qu’une femme qui ne porte pas de maquillage n’est pas assez féminine. De plus, seuls 8% des femmes et 12% des hommes pensent qu’une femme ne portant pas de hauts talons n’est pas assez féminine. Mais alors que les femmes se libèrent de plus en plus des stéréotypes féminins, les hommes sont encore coincés dans un imaginaire masculin très rigide : 67% des prosumers s’accordent à dire qu’un homme se doit d’être masculin et 46% pensent qu’un homme portant du maquillage n’est pas assez masculin. Une femme se rendant au travail en costume ne choque personne, mais tous les yeux se tournent vers l’homme qui arrive en jupe (sauf s’il s’agit de Jaden Smith ou si l’individu vit en Ecosse et est en chemin vers un bal traditionnel en kilt).

5. LES BEBES PLUTOT QUE LES REUNIONS

Pour les hommes comme les femmes, la famille est prioritaire : 73% des hommes et 72% des femmes à travers le monde s’accordent à dire qu’il est plus important de réussir en tant que parent que professionnellement. La famille est une partie essentielle de notre expérience personnelle, mais que se passe-t-il lorsque l’on tente de combiner famille et carrière ? Dans la plupart des cas, et plus particulièrement dans les pays moins organisés manquant de structures pour les parents qui travaillent, les femmes prennent souvent la responsabilité de la garde des enfants : seules 13% des femmes dans le monde déclarent laisser la grande partie de la garde des enfants à leur époux/partenaire, contre 35% des hommes. Et alors que les hommes considèrent qu’être parent est plus important que leur carrière, 23% d’entre eux admettent parfois utiliser leur travail comme excuse pour ne pas passer du temps avec leur(s) enfant(s). Cependant, les Millennials, qui cherchent à mener des carrières empruntes de sens tout en étant des parents dévoués, font face à des dilemmes particuliers : alors que seulement 29% d’entre eux se sentent coupables de laisser leurs enfants pour aller travailler, 46% ressentent la culpabilité de ne pas avoir assez de temps pour jouer avec eux.

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